ADISQ 2020 : les 10 moments marquants et les gagnants

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Marie-Claude Lessard

Pandémie oblige, l’ADISQ n’a pas eu le choix de se réinventer pour sa quarante-deuxième édition. Après l’extrêmement réussi Gala des Prix Gémeaux, le premier au Québec en temps de COVID-19, celui récompensant la musique d’ici est parvenu à émouvoir et distraire autrement mais tout aussi efficacement…peut-être à l’exception de la remise froide des trophées directement aux tables (on est loin de l’émotion des hologrammes sur scène des Gémeaux…) Voici un résumé de la soirée en 10 moments marquants.

Une scène réinventée

Les différentes structures de la scène étaient magnifiques et attrayantes. Cela compensait pour les procédures qui ajoutaient un peu trop de sérieux à l’événement. Il était étrange de voir que seuls les gagnants ne pouvaient se présenter sur scène pour leurs remerciements. Heureusement, certains discours étaient franchement intéressants.

Chanter à travers Montréal

Pour le traditionnel numéro musical d’ouverture mêlant des artistes de tous les horizons, on a eu droit à un moment préenregistré visuellement éblouissant aux quatre coins de Montréal. L’habile montage faisait en sorte qu’on croyait que le tout était en direct. De cette séquence on retient spécialement la douceur d’Évelyne Brochu et le groove de Naya Ali debout sur une cargaison tout près du Pont Jacques-Cartier. 

Un stand up d’ouverture à la hauteur

Même s’il en était à sa quinzième animation , Louis-José Houde devait faire face à une pression supplémentaire entourant les mesures sanitaires, mais il s’est montré à la hauteur et décontracté. Ses blagues étaient comme toujours percutantes et surprenantes. Il a fait le tour de la triste actualité avec éloquence et originalité. Louis-José Houde a également offert un sympathique numéro en imaginant comment certains artistes vont changer de métier en 2021 le temps que tout se replace…Cela a donné droit à une craque particulièrement savoureuse sur Mario Pelchat et Émile Bilodeau.

Louis-Jean Cormier en mode latin

Louis-Jean Cormier aime réinventer ses chansons sur scène, et il l’a prouvé ce soir en insufflant une atmosphère latine fort festive à sa pièce Je, Me, Moi qui a mis de l’avant sa voix de plus en plus rauque. Louis-Jean Cormier a d’ailleurs remporté deux Félix (Album de l’année-adulte contemporain et Auteur ou compositeur de l’année). Des prix très mérités qui ont permis à l’auteur-compositeur-interprète de faire un vibrant hommage à son père ….et de se faire débaptiser Jean-Louis Cormier par Robert Charlebois!

Eli Rose, révélation de l’année

Alors que plusieurs voyaient la comédienne Évelyne Brochu rafler la statuette, c’est Eli Rose, après avoir offert une solide prestation avec Marc Dupré, qui a remporté le Félix de la Révélation de l’année. Visiblement, la chanteuse ne s’y attendait pas, ce qui a donné droit à un discours spontané et attachant.

Le traditionnel piano bar entre Louis-José Houde et Ariane Moffatt

Louis-José Houde s’est défoulé à propos de la pandémie au son du délicat piano jazz d’Ariane Moffatt pour un moment toujours divertissant.

Isabelle Boulay et Pierre Lapointe en duo

Afin de rendre hommage à trois grands disparus (Renée Claude, Monique Leyrac et Pauline Julien), Isabelle Boulay et Pierre Lapointe ont uni leur force pour un duo doux et réjouissant. L’hommage s’est démarqué car il mélangeait les performances du duo avec des archives des chanteuses disparues. Le medley des chansons a évité les moments larmoyants avec des chansons inspirantes, ce qui a été un moment lumineux salutaire dans ce tourbillon d’interventions sur les moments troubles qu’on vit(l’attentat à Québec, la COVID-19…).

Un enivrant appel à la nature

Toujours au chapitre des rencontres musicales uniques et marquantes, notons cette union entre Matt Holubowski, Anachid et Flore Laurentienne qui, avec les pièces La lune, America, Moon Rising et Fleuve No 1, ont présenté une ode à la nature poétique.

Les Cowboys Fringants toujours au top

Sans grande surprise, Les Cowboys Fringants ont mis la main sur Groupe ou duo de l’année et Chanson de l’année pour la pièce L’Amérique pleure qu’ils ont interprété au Stade McGill pour un effet assez saisissant. De leurs discours, on retient les mots tendres de Marie-Annick Lépine pour les enseignants qui leur apportent de nouveaux fans en faisant analyser leurs chansons.

Alexandra Stréliski et Émile Bilodeau, interprètes de l’année

Les deux interprètes de la nouvelle vague ont semblé très émus et surpris de ce sacre attribué par le public et l’académie. Alexandra Stréliski a souligné sa reconnaissance d’être considérée comme une interprète à part entière.

Liste des gagnants

Album de l’année-rap : Sainte-Foy, KNLO

Album de l’année-adulte contemporain : Quand la nuit tombe, Louis-Jean Cormier

Album de l’année-folk : L’étrange paysJean Leloup

Album de l’année-pop : Rien ne se perd, Marc Dupré

Artiste autochtone de l’année : Elisapie

Révélation de l’année : Eli Rose

Spectacle de l’année : auteur, compositeur, interprète : Robert en CharleboisscopeRobert Charlebois

Auteur ou compositeur de l’année : Louis-Jean Cormier, Daniel Beaumont et Alan CôtéQuand la nuit tombe

Groupe ou duo de l’année : Les Cowboys Fringants 

Interprète féminine de l’année : Alexandra Stréliski

Interprète masculine de l’année : Émile Bilodeau

Chanson de l’année : L’Amérique pleureLes Cowboys Fringants

Crédits Photos : Éric Myre

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