Jorane

Jorane : le naturel, l’instinctif et la féminitude accomplie

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Hier soir, Jorane et sa belle troupe de musiciens nous conviait à un rendez-vous à ne pas manquer. Je dois remercier le succès des ventes de la seule représentation qui avait lieu la veille, soit un jeudi. Le fait d’ajouter une supplémentaire me permis de pouvoir profiter de cet événement et de vous en faire part.

Jorane roule sa bosse depuis longtemps. Artiste familière du grand paysage coloré musical québécois, elle a de nombreux albums à son actif et elle ne cesse de surprendre. Elle nous invitait à explorer avec elle le monde de Hemenetset, une invention phonétique propre à Jorane (ne cherchez pas le mot sur internet!) qui représente l’accomplissement de soi, au-delà des inhibitions et dans le lâcher prise, le don de soi.

Crédit photo : Martin Desbois / Éklectik Média

Jorane nous dit avoir voulu revenir à sa rivière, sa source première. Elle s’est entourée d’une belle équipe fabuleuse alliant musique classique, chant et danse (Geneviève Toupin et Chloé Lacasse de la formation Chances ayant déjà fait la première partie d’Alex Nevsky), du superbe Matthieu Désy à la contrebasse, de deux violonistes Geneviève Clermont et Vanessa Marcoux, Lana Tomlin à l’Alto, Sophie Coderre au violoncelle, ouf! Toute une équipe!

Sans oublier l’aide du studio Ottomata et d’atomic3, ainsi quAndré Simard à la programmation électronique, des spécialistes du multimédia qui allaient rendre la prestation magique et multidimensionnelle. Nous avons eu droit à l’ensemble des pièces de son dernier album. Les couleurs, la démarche et le rendu étaient fabuleux. L’éclairage mettait en valeur chaque élément en jeu et ne laissait rien au hasard. C’était précis tout en étant d’une fluidité organique.

Crédit photo : Martin Desbois / Éklectik Média

Jorane nous avouait après le spectacle lors d’un question-réponses qu’elle voulait aller plus loin, que sa musique bouge et qu’on puisse la voir et pas seulement l’entendre.
Ce fut un pari réussi. Son équipe semble évoluer en tant que groupe soudé, mais ayant une liberté d’accomplissement et d’expression. On pouvait sentir une joie palpable de produire cet événement. Les visages arboraient le sourire.

Il aura fallu cinq ans pour bien peaufiner le tout, une pandémie restrictive, mais qui somme toute aurait porté ses fruits ici et aurait agi comme synchronicité afin de réunir plusieurs talents qui auraient bien pu être dispersés et moins disponibles sinon. Jorane use de costumes extravagants, elle se gâte et elle y va même jusqu’à délaisser, déposer son violoncelle pour mieux danser. Comme une enfant s’exprimant avec son corps au sein de ce voyage onirique et fantaisiste.

Crédit photo : Martin Desbois / Éklectik Média

On y explore aussi le terme de la communion, de la féminitude, du dépassement de soi, allant parfois jusqu’à la tribalité de l’humain, du rituel, et ce tout en symbolique gestuelle, lumière et son. Le rendu sonore est remarquable, la sonorité du
Théâtre Outremont faisant honneur à sa réputation. Après toutes ses émotions, nous avons eu droit à une petite rencontre de questions et réponses. La troupe entière était disponible.

Nous avons pu demander à Jorane les forces, défis ainsi que le quotidien de travailler à plusieurs, je participai en demandant une question qui me brûlait les lèvres en ce qui a trait à son modus operandi pour ce qui est de la phonétique utilisée dans ses chansons. Si vous l’ignorez, Jorane n’utilise pas de mots répertoriés dans le dictionnaire, mais plutôt un langage sous forme d’onomatopées pour mieux exprimer l’émotion. Tout est instinctif pour elle, elle y va avec ses ressentis, ce qui rend sa musique d’une sincérité déconcertante.

Jorane show
Crédit photo : Martin Desbois / Éklectik Média

Une tournée du Québec débutera en automne prochain et La trame sonore d’Hemenetset sera nommée dans la catégorie « Album instrumental de l’année » au prochain gala des Prix JUNO. De plus, une application de réalité augmentée est disponible sur l’App store, Nouvelle Novembre, qui permet d’interagir avec des particules de lumière et de couleur dans n’importe quel espace. Un petit plus post-concert ou un objet de curiosité pour les non-initiés!

Crédit photo : Martin Desbois, Éklectik Média

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