Lancement de Sam Tucker : d’ombre et de lumière

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Marie-Claude Lessard

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Pour commencer en beauté ce mois de juin 2021 qui est déjà plus festif que le précédent, Sam Tucker a pris d’assaut la scène du MTELUS pour lancer avec intensité et émotion son nouvel opus, All in Good Time, paru en CD, Vinyle et sur les plateformes de téléchargement depuis le 7 mai.

Magnifiquement accompagné de François Plante à la basse, de Gabriel Godbout-Castonguay aux claviers, de Jesse MacCormack à la guitare, de Samuel Harrisson à la batterie et de Lévy Bourdonnais à l’harmonica quasi-ironique , l’artiste originaire de Retford en Angleterre a livré 11 des 13 pièces composant cet album inspiré par la tournée qu’il a faite pour son excellent EP, Aye Avast, sorti en 2018. Dans la pénombre, il a débuté avec Holy, le premier extrait de l’album, qui, avec ses refrains puissants et la voix éraillée de Sam, a efficacement donné le ton au spectacle. Le public a véritablement montré son enthousiasme lorsqu’il a vu plus clairement le visage de l’auteur-compositeur-interprète dans un tourbillon d’éclairages rouges et blancs sur la deuxième piste du lancement , Sleep, qui ne donne aucunement l’envie de dormir!

Peu loquace entre les morceaux, Sam Tucker a laissé ses textes sur les aléas de l’amitié et de l’amour et ses mélodies fusionnant habilement pop, rock et blues parler pour lui. Et ce langage était si communicatif et maîtrisé qu’il a réussi à créer une bulle enveloppante où il était permis de se défouler et oublier les tracas du quotidien.

Les riffs accrocheurs de guitare et l’énergique batterie sur Falling, qui reflétaient d’ailleurs une ambiance à la The Black Keys, ont culminé à un solo blues planant qui revigore l’âme. C’était ce genre de moment qui procure un feeling d’invincibilité qu’on peut seulement ressentir dans une salle vibrant au son de la basse. Ce moment qui nous a cruellement manqué dans les derniers mois.

Sam, en parfaite symbiose avec ses musiciens, a continué de fournir ce genre d’instants magiques, et ce notamment grâce à sa somptueuse voix aigue sur les refrains de Calm Down Child. Puis, retour à un long solo progressif sur Deep. Des exécutions si spectaculaires que même les admirateurs des versions en studio se ravissent des modifications sur scène.

Les jeux de lumière, même dans des moments plus éclatants, ont conversé une part de mystère pour faire perdurer l’atmosphère feutrée. Le visage de Tucker,  toujours partiellement dans l’ombre, contrastait originalement avec le dynamisme des compositions, malgré le fait qu’il aurait été apprécié de pouvoir distinguer davantage la vedette de la soirée.  Que ce soit au son de Trouble in Paradise, qui est depuis peu gratifiée d’un vidéoclip ou sur Feel, les spectateurs n’ont pas arrêté de taper du pied et des mains tandis que leur attention silencieuse sur des pièces plus planantes et sensuelles comme Broken (Sha La La) était tout aussi éloquente.

Bref, avec ce nouvel effort, Sam Tucker livre encore la marchandise en se renouvelant mais pas trop et en défendant des textes qui débordent de vérité. On a déjà hâte de voir où il nous emmènera une fois que les Good Time auront sillonné toutes les routes du Québec et peut-être d’ailleurs. Cliquez ICI pour connaître toutes les dates de spectacle.

Crédit de la photo de couverture : Stéphanie Payez, Éklectik Média 

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