Lyrico

Lyrico: une soirée de rêve beaucoup trop courte

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Diane Beaudin

Nous avons eu le plaisir, le vendredi 18 mars dernier d’assister au spectacle de Lyrico, ce trio canadien composé de deux ténors et un baryton, à la Maison Symphonique de la Place des Arts, présenté par Productions GFN. Un trio qui nous avait déjà éblouis en décembre dernier lors de leur premier spectacle à Montréal intitulé Noël à l’opéra, a récidivé, mais cette fois-ci avec des chansons italiennes et les airs les plus connus des meilleures comédies musicales. Leur présence a encore soulevé l’enthousiasme de l’assistance qui n’a eu de cesse de le démontrer. Liryco, formé de Marco Bocchicchio et Sam Champagne ténors et de Matthew Adam baryton, était accompagné du fabuleux Orchestre FILMharmonique dirigé par le jeune, mais pas moins compétent Francis Choinière.

Le concert s’est amorcé avec un très bel arrangement de Joey Redo des différents airs de l’opéra Le Barbier de Séville de Rossini (1792-1868) interprété par l’OF. Par la suite, le trio s’est présenté sur scène avec la très populaire chanson Mamma, une très belle chanson qui a bercé l’enfance de plusieurs d’entre nous. Puis ce fut Torna a Surriento, une mélodie qui n’a non plus laissé personne indifférente. Le ténor Marco Bocchicchio nous a ensuite régalés de l’arrangement de François Vallières de la populaire chanson de Lucio Dalla intitulée Caruso, en hommage au célèbre ténor italien du même nom.  Nos trois amis se sont par la suite réunis pour nous interpréter O solo mio, un air napolitain connu, un incontournable des trios de cet acabit.

Au retour de l’intermission, le coup d’envoi a de nouveau été donné par l’OF avec un pot-pourri de West Side Story de Leonard Bernstein & Stephen Sondheims, comprenant notamment Tonight, Somewhere. Version fort agréable à entendre et loin de déplaire. Par la suite, ce fut au tour de Sam Champagne ténor, de se faire valoir avec un extrait fort connu du Magicien Oz de Harold Arlen & Yip Harburg, vous avez sans doute deviné lequel, et bien oui, Over the Rainbow, qui nous a permis d’apprécier la profondeur de sa voix.  Puis ses deux comparses se sont joints à lui pour un magnifique arrangement de You’ll Never Walk Alone tiré de Carousel de Richard Rodgers & Oscar Hammerstein II qui m’a donné la chair de poule.

Ensuite, une des deux pièces phares du spectacle Lyrico était, sans aucun doute, La Quête de Jacques Brel que le baryton Matthew Adam nous a permis de savourer jusqu’au bout. Il l’a bien entendu, chanté en français, ajoutant ainsi beaucoup d’émotion à son interprétation, ce qui n’est pas passé inaperçu. Les Misérables ont également eu droit à leur volet avec J’ai rêvé un rêve un jour du compositeur Claude-Michel Schonberg et de l’auteur Alain Boublil. Une prestation inoubliable. Et le couronnement de cette belle soirée, Le temps des cathédrales, tiré de Notre-Dame de Paris de Riccardo Cocciante et un de nos auteurs les plus prolifiques, Luc Plamondon. On peut dire qu’un arrangement fabuleux en a été fait pour mettre en valeur une interprétation par moments plus légère et très bien nuancée. Et quelle finale! Je ne pense pas être la seule à en avoir eu la larme à l’œil.

Lyrico

En somme, le spectacle de Lyrico fut une soirée à laquelle il n’y a rien à redire mis à part que cela est passé trop vite. L’Orchestre FILMharmonique et 78 musiciens seront de retour sur scène à la Maison Symphonique, le samedi 9 avril prochain, avec un Hommage à Berlioz et Ravel au cours duquel nous pourrons entendre la Symphonie fantastique ainsi que l’incontournable Boléro. Des billets sont encore disponibles