Musique de notre monde au FICG : une deuxième édition pleine d’amour!

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La première édition de Musique de notre monde avait été notre spectacle coup de cœur du cinquantième anniversaire du Festival International de la chanson de Granby. Le concept jumelait des artistes québécois et d’autres issus de pays différents mais qui se sont établis ici. Ces derniers sélectionnaient une pièce du répertoire de leur mentor et, ensemble, ils revisitaient librement un titre francophone de leur choix.

L’idée a réjoui les nombreux festivaliers présents qui ont alors assisté à une soirée magnifique remplie d’alliages de rythmes traditionnels et exotiques qui exprimaient de la plus belle des manières l’universalité et l’humanité de la musique. La deuxième édition, qui avait lieu hier soir au Parc Daniel-Johnson de Granby, exploitait sensiblement la même formule, mais plus écourtée et comprenant moins d’artistes. Ces changements n’ont pas du tout entravé la mission du spectacle, bien au contraire ; la diversité et la passion de la musique rayonnaient plus que jamais!

De retour à l’animation, Mélissa Lavergne, que nous avons rencontrée quelques heures avant le concert, a opté pour la même approche que l’année dernière. Forte de ses expériences à l’émission Belle&Bum, elle a concocté des présentations concises et enrichissantes sur les artistes venus d’ailleurs. Ses interventions, autant parlées que musicales, ont permis au public de se laisser bercer et se déhancher sans hésitation sur les entrainantes, et parfois touchantes, mélodies.

L’ouverture avec Vincent Vallières et Djely Tapa sur une version bien nuancée d’ À hauteur d’homme a magnifiquement donné le ton. Yves Lambert et Diogos Ramos ont surfé sur cette vague  nostalgique  et légèrement mélancolique en offrant la sublime On ne sait jamais de Gilles Vigneault. Par la suite, Bïa et Vox Sambou ont fait lever le party avec Mes haricots qui ont permis d’apprécier la versatilité vocale de Vox Sambou. Une chimie simple et naturelle est née sous nos yeux entre Caroline Savoie et Daby Touré sur les extraordinaires Mille et un et Je l’aime à mourir de Francis Cabrel. Sur cette dernière, Touré a charmé par sa voix claire et émouvante. Jamais du Cabrel ne s’est avéré aussi dynamique!Une revisite atypique absolument inoubliable!

Idem pour 1990 de Jean Leloup pimentée par Florence K , Ramon Chicharron…et une galvanisante orgie de percussions! Le but était de transporter les spectateurs en Amazonie en compagnie de singes hurleurs. Mission plus qu’accomplie! Ensuite, Sally Folk et deux membres d’Ayrad ont poursuivi la fête avec une version pimpante de Mon tailleur. Deux par deux rassemblés ainsi que Plein d’amour, quant à elle interprétée par tous, ont brillamment illustré l’importance de se rassembler, de célébrer tout les genres musicaux et de réaliser, qu’au fond, nous sommes tous des humains n’aspirant qu’à aimer et rêver!  Dans le même ordre d’idées, les discours d’acceptation et de tolérance lancés par les artistes ont résonné fortement. Cette macédoine de partage a fait un bien fou!

Le FICG se termine ce soir avec des spectacles extérieurs gratuits de ArchibaldPierre Guitard, Jérôme 50 et Patrice Michaud en compagnie de le.panda, le tout nouveau lauréat du Grand Concours!  D’ici là, on espère que la programmation de la cinquante-deuxième édition en comprendra une troisième de Musique de notre monde

Crédits Photos : Stéphanie Payez, Éklectik Média 

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